* Part 41 * Parcequ'il ne s'agit plus d'un caprice. Que ce n'est point une envie. Encore moins un désir. Juste un besoin. Mon irrépressible besoin. 02.07.08

* Part 41 * Parcequ'il ne s'agit plus d'un caprice. Que ce n'est point une envie. Encore moins un désir. Juste un besoin. Mon irrépressible besoin. 02.07.08
Tout a un commencement. Le suivant n'aurait su être plus banal.


Lorsque vous êtes fin prête à écrire un livre, vous le savez. Vous le sentez au plus profond de votre être et vous êtes tout à fait réceptive aux signes qui ne trompent jamais :
- Vous devenez insomniaque. Au fond l'avez-vous peut-être toujours été, mais cette insomnie-là est différente. Votre esprit est rempli, parasité d'élucubrations complètement hasardeuses et intempestives. Les récits défilent dans votre esprit sans aucune structuration et sans l'ombre d'un fil conducteur logique. C'est comme si l'espace de stockage cérébral de jolies phrases toutes faites était atteint et que, absolument plus aucune pensée ne pouvait parvenir jusqu'à votre cerveau. Vous êtes parasitée par ces histoires insensées – jour et nuit – et finalement vous ne dormez plus.
- Un autre élément évocateur est l'obsession à détailler, à agrémenter une de ces histoires. Vous ne vous contentez plus de, simplement, vous raconter un petit récit sans but ni raison. Il est vrai, cependant, qu'il reste encore dépourvu de but et de la moindre raison, mais ça n'a rien d'un simple récit. Car vous vous précisez tous les moindres détails. L'action est localisée et vous vous précisez les millions de détails qui l'entourent. L'herbe qui pousse. La couleur, la variété, et même l'odeur des fleurs qui flamboient à proximité du banc sur lequel vos personnages sont assis. La symphonie que les oiseaux ont choisi d'offrir ce matin-là. L'heure exacte. Le temps qu'il y fait, l'histoire de vie de tous vos personnages. Et ainsi de suite. Et, en fin de compte... vous finissez très vite par vous épuiser, vous agacer toute seule, tant que si vous pouviez choisir entre l'ignorance totale et éternelle et ce que vous êtes en train de vivre, vous choisiriez, sans l'ombre d'une hésitation, l'ignorance. Vous seriez ainsi capable de cesser de penser et de dormir paisiblement finalement.
- Et, il y a aussi cette intime et intense conviction lorsqu'on tient entre ses doigts le roman d'un auteur qu'on admire. Au fur et à mesure que les pages se tournent, vous ressentez cette folle envie d'en devenir la co-auteure, voire l'auteure – soyons folle. Une chose très importante à absolument éviter lorsqu'on sent que c'est en train de nous tomber sur le coin du nez : ne JAMAIS lire le roman d'un auteur qu'on admire avant d'essayer de dormir... (Ne jouons pas avec le feu.) Ou alors, vous vous retrouverez plongée dans le terrible désir de dormir en paix - sans ces foutues pensées parasites – mais en vain, et au bout de trois longues heures d'acharnement contre vous-même, vous opterez pour la solution la plus sage. Se lever et commencer à écrire le prologue de votre roman, malgré les cernes qui logent vos yeux et cette allure nonchalante qui ne trahirait pas le plus grand imbécile (et ne citons pas de nom) quant au nombre d'heure(s) – INSUFFISANT - que vous venez de « dormir ».

Ca m'est tombé sur le nez. J'avais vingt ans – non, c'est une affaire présente bien qu'elle sera lue, ou pas, dans le futur, donc je reprends – j'ai vingt ans, et je suis dans une période-clef de ma vie. Une de celles où il faut cesser d'être immature et ne plus se laisser tenter par fainéantise et légèreté. Eh bien, je suis en plein dedans. Et j'ai précisément beaucoup de mal à ne plus me laisser aller. Je suis dans une phase critique de ma vie. Une de celle où vous vous apprêtez à jouer pas mal de choses importantes à vos yeux. Je m'explique... Dans les mois qui vont venir, je vais : passer une soutenance orale, rendre mon mémoire à une date et une heure bien précise et ne SURTOUT pas avoir de retard, être soumise à des yeux vicieux et experts lors d'une mise en situation professionnelle d'infirmière, passer un nouveau concours, et, de surcroît, réviser tout l'été pour oser espérer avoir une chance de l'avoir, stresser, stresser, stresser et enfin espérer – ah oui, et stresser surtout. Pourquoi je raconte tout ça ? Bon déjà, parce que ça me pesait sur la conscience – et voilà ça va mieux, enfin pas vraiment mais laissez-moi y croire – et aussi pour resituer correctement le contexte. Fallait-il absolument que ça me tombe sur le nez MAINTENANT ? Alors que j'ai déjà un poids émotionnel immense, mais surtout une charge de travail non négligente ? Bon, je mentirais si je vous disais que ça ne faisait pas quelque temps que je sentais que ça roder autour de moi. Quelques années, je dirais même. Mais ça ne pouvait pas attendre six petits – et cruellement importants - mois ? Juste le temps que les choses se calment un peu ? Visiblement, non. Apparemment pas. Il faudra que je prenne le temps de vider mon esprit de tous ces récits rocambolesques qui le hantent, me font me coucher bien plus tard qu'à mon habitude et me lever à 5h du mat' lorsque j'avais la possibilité de dormir trois bonnes heures de plus. Alors puisqu'il le faut – et aussi bien entendu, puisque mon sommeil, j'y tiens ! – je vais m'y mettre dès à présent.

Et je ne compte pas vous le cacher, je n'ai absolument pas la moindre idée de ce que je vais écrire ensuite...
Alors ce qui va suivre, seul Dieu le sait – et, éventuellement, celui qui lit aussi.
# Posté le samedi 14 juin 2008 09:03
Modifié le mercredi 02 juillet 2008 10:54

* Part 40 * ... car avec lui, elle se sentait presque capable de ne plus parler d'elle à la troisième personne.

Grâce à lui, elle ressent une intime conviction. Celle d'être capable d'aboutir à tout ce qu'elle entreprend, de mener à bien ses projets les plus fous, les plus ambitieux. Ecrire un roman, apprendre à chanter juste, être jolie, avoir son diplôme, continuer ses études, dire à son père combien elle l'aime, cesser d'être révoltée, devenir une adulte enfin, revenir à des passions oubliées: le dessin, la photographie, devenir celle qu'elle a toujours voulu être, parler d'elle à la première personne et enfin dire NOUS pour parler d'eux deux, dire merde à tout ceux qui ne la pas croient capable de tout. Envie de décorer ses cheveux de rubans colorés, de barettes fleuries. Besoin de légèreté et d'écrire tout ce qu'il lui passe par la tête. Elle voudrait lui expliquer à quel point c'est fou d'aimer quelqu'un comme elle l'aime. Lui dire qu'il a changé sa vie et qu'elle ne regrette rien.

Envie de t'aimer. Chacune des secondes passée à tes côtés est pour moi un trésor que je n'ai rien fait pour mériter et dont je ne sais profiter. Tant que les heures passées loin de toi sont comme une éternité de culpabilité. Je t'aime comme je n'imaginais pas aimer un jour. Je t'aime sincèrement, sainement, terriblement que ça en devient tellement plus que de l'amour. Mais la crainte de te perdre ne me quitte jamais. J'ai horriblement peur de ne jamais plus être heureuse comme j'ai la chance de l'être actuellement. Je voudrais te remercier pour tant de choses. Merci pour ce que tu m'apportes chaque jour. Merci pour ton réconfort. Merci pour tes "je t'aime". Merci pour toutes ces petites attentions. Merci pour tes efforts, je sais que je ne suis pas toujours quelqu'un de facile à vivre. A mes yeux, tu vaux tellement plus que quiconque d'autre, et j'espère ne jamais avoir à changer d'avis. Je n'aime pas du tout ces mots que je suis en train de t'écrire, je préfère les choses structurées et ordonnées, mais j'avais tellement besoin d'écrire tout ça que tant pis. Au diable mes manies de maniaque névrosée! Je t'aime.


* Part 40 * ... car avec lui, elle se sentait presque capable de ne plus parler d'elle à la troisième personne.
# Posté le vendredi 09 mai 2008 07:31
Modifié le mardi 24 juin 2008 10:52

* Part 39 * Ina-ich, coup de foudre artistique 21.08.07

* Part 39 * Ina-ich, coup de foudre artistique 21.08.07
"Tapi dans mon coin, je t'observe de loin. Chacun de tes gestes ressemble aux miens. A quoi penses-tu beau gosse dans cette guerre atroce? Elle qui nous unis en habits kakis. Comme deux jeunes mariés, nos destins sont liés. Ennemis pa la vie, mariés par la mort. Ta gachette au doigt, ma vie est à toi. Ma gachette au doigt, ta vie est à moi. L'arme à la main et la larme à l'oeil, oui je vais tirer, répandre le deuil, et je vais pleurer ta vie que je cueille. Ma patrie me décore pour avoir ta mort. Qu'as tu fais de mal pour mériter mes balles? Si tu as fait le bien ça ne pèse plus rien. La guerre réduit les anges en monstres qui dérangent. L'arme à la main et la larme à l'oeil, oui je vais tirer, répandre le deuil, et je vais pleurer ta vie que je cueille. Ma patrie me décore pour avoir ta mort. Mon corps soudain à terre se tord dans cet enfer. Sur moi tu as tiré, moi qui n'ai pas osé. Quel sanglant présent de ta part, bel amant, une rivière de diamants en forme de balles rouges sangs. La guerre réduit les anges en monstres qui dérangent. L'arme à la main et la larme à l'oeil, uui tu as tiré, répandu le deuil, ma mère va pleurer ma vie que tu cueilles. Ma patrie m'offrira un joli cercueil."






Demain, samedi 10 mai, à la Fnac de Montpellier
# Posté le vendredi 18 avril 2008 16:22
Modifié le mardi 24 juin 2008 10:52

* Part 38 * And someday you'll see that all I want is to please 01.04.08

* Part 38 * And someday you'll see that all I want is to please 01.04.08
Blessée, humiliée ET déçue, c'est tout

Va m'en falloir un petit bout de temps pour l'avaler cette couleuvre là!!!

Les choses se passent sans que l'on comprenne vraiment pourquoi. Cette soirée-là, elle est triste. Ridiculement triste. Les larmes s'écoulent difficilement sur son visage fade et terne. Son coeur s'emballe lorsque dans un soupçon de raison elle se demande pourquoi. Le noir khôl de son grossier maquillage a marqué l'ensemble de ses pommettes alors que ses lèvres gercées se craquellent sous ses grimaces théâtralement risibles. Il fait si froid près de cette cheminée crépitante, il fait trop nuit pour oser espérer autre réconfort. Elle aimerait tant être épargnée de rancoeur, là même inutile qui la chagrine ce soir. Chagrin inconsolé de cette pathétique capricieuse et le khôl a sali son pyjama mollotonné... Saloperie de khôl.
Et puis PEU IMPORTE...

Elle a tant besoin de lui pour être bien. Besoin de ses bras pour ne plus avoir froid. Besoin de sa main pour y lier la sienne. Besoin de sa voix pour être rassurée. Besoin de ses yeux pour croire au bonheur. Elle l'aime tant.


"Why would you try to make me friends with them soldiers ?
When you know that I've never been familiar with orders
When you know that my heart is in a pretty disorder
And you should know that in my heart you fill every corner"

The do
# Posté le lundi 31 mars 2008 15:54
Modifié le mardi 24 juin 2008 10:52

* Part 37 * "... manquait plus qu'la grèle."25.02.08

* Part 37 * "... manquait plus qu'la grèle."25.02.08

Les gens sont tellement prévisibles. Tellement risibles. Et à la fois, la vie lui réserve tellement de surprises. Des évènements innatendus innondent sa vie. Un nouveau membre arrive dans la famille, une petite fille. Petite cousine. Mais chacun est tant égoïste qu'elle ne la connaitra jamais. Elle ne la verra pas grandir. Alors elle se questionne, à quoi bon connaitre son existence et ne lui attribuer pas un visage, pas un caractère, pas un sentiment mais simplement un prénom. Justine. Elle s'appelle Justine. Simplement un prénom, et une identité, celle de petite cousine. C'est tout ce qu'elle a la possibilité de retenir d'elle. Elle se demande alors si l'ignorance n'est pas parfois une solution consolante et préservatrice. Et puis... à quoi bon s'interroger, puisque quoiqu'il en soit, cette ignorance-là est rompue. Les gens sont tellement égoïstes.



Les gens ne sont véritablement blessants que par leurs actes; leurs paroles ne viennent qu'agrémenter une souffrance bel et bien existante. Comment ne pas leur en vouloir à ceux-là. Ceux-là dont un peu de leur sang coule dans ses veines et qui se moquent bien de savoir si pour elle c'est à moitié plein ou bien à moitié vide qu'est le verre. Ceux-là si seuls, si tristes et si imbus d'eux-mêmes qu'ils en ont oublié jusqu'à leur origine. Ceux-là si fous.







[ Samedi 22 Mars 2008, aux alentours de 23h, à quelques centaines de kilomètres d'elle, sa nouvelle petite cousine est née. ]
# Posté le vendredi 21 mars 2008 08:12
Modifié le mardi 24 juin 2008 10:53